Film

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Ben n'est pas un adolescent tout à fait comme les autres. Choyé par sa mère et protégé par son petit frère, il vit dans son propre monde. Pour lui, l'extérieur est d'une violence inouïe. Son unique havre de paix est sa chambre. Dès qu'il s'y retrouve, il allume son ordinateur et plonge dans le seul univers où il se sente bien et un peu plus en "sécurité", celui d'Archlord, un jeu en ligne fascinant. Il devient alors Ben X, un héros prêt à tout, invincible, qui a le coeur battant pour une certaine Scarlite. Alors qu'il décide d'en finir avec son douloureux quotidien, une jeune fille énigmatique va entrer dans sa vie...


Sandrine Bonnaire filme sa soeur autiste

http://youtu.be/hW0XjrBpb2U

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 LE SOURIRE d'une jeune femme épanouie qui danse, se baigne, respire la joie de vivre. Quelques séquences plus tard, le même visage, mais ravagé par un séjour de cinq années passées dans un hôpital psychiatrique. 
Sélectionné à La Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes (*), le film que Sandrine Bonnaire a réalisé sur Sabine, sa soeur autiste âgée de 38 ans, dresse un constat quasi journalistique : « Aujourd'hui, Sabine est prise en charge dans un foyer, mais il n'y a pas assez de centres d'accueil médicalisés en France. J'ai été marraine de la Journée de l'autisme et je reçois toujours des lettres de familles qui sont dans la détresse. Ce documentaire est une manière d'agir plus concrètement, de faire passer un message de sensibilisation »,explique la comédienne qui, après la diffusion du document, sera interviewée par Mireille Dumas.
Petite, Sabine fréquente une « école pour enfants anormaux », mais devient victime de la cruauté de ses camarades qui la surnomment « Sabine la folle ». Elle reste dans sa famille jusqu'à l'âge de 27 ans. Elle fabrique des poupées, apprend l'anglais, joue Schubert et Bach, des facultés qu'elle perdra à l'hôpital psychiatrique où elle a été diagnostiquée, bien tardivement à l'âge de 32 ans, « psycho infantile avec des comportements autistiques ». « Dès lapremière année d'internement, elle a décliné mentalement et physiquement, se souvient Sandrine Bonnaireson aînée d'un an. Elle se trouvait dans un milieu assez carcéral, je me suis demandé si c'était à cause de la maladie ou de l'endroit que son état se dégradait. Nous donnions raison aux médecins en nous disant qu'ils connaissaient le problème. En même temps, je voyais bien que quelque chose n'allait pas. J'étais très nostalgique de la Sabine d'avant. Quand je l'ai comparée à celle d'« après », j'ai éprouvé un sentiment d'injustice et j'ai eu envie de faire un film. Je n'ai pas eu le courage de le faire plus tôt, j'avais peur d'être impudique. »
Un établissement inadapté
La réalisatrice, qui a tourné son documentaire en 2006, a su, au contraire, éviter le piège du pathos. « À cette époque, j'étais moins en colère », confie-t-elle. Sans tomber dans une polémique inutile, elle pointe toutefois du doigt les conséquences d'un internement dans un établissement inadapté.« Personne ne doit vivre dans un hôpital. C'est un lieu de soins et de transition et non un lieu de vie. L'autisme n'est pas une maladie, mais un handicap. » Sabine a aimé le documentaire. « Il l'a apaisée », signale Sandrine Bonnaire qui devrait être reçue par le président Nicolas Sarkozy, auquel elle a écrit dans l'espoir de voir créer de nouvelles structures d'accueil pour les autistes. Quelque 40 000 enfants et adolescents seraient concernés.

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