2012 ANNEE DE L "AUTISME ET 2013/2015

2012 sera l'année de l'autisme en France

2012 sera l'année de l'autisme en France

 

L'autisme a été déclaré Grande cause nationale pour 2012. © MAXPPP

François Fillon a annoncé mardi que la maladie sera la "Grande cause nationale 2012".

La maladie de l'autisme sera mise en avant en 2012. François Fillon a attribué mardi le label de Grande cause nationale 2012 au collectif d’associations "Ensemble pour l’autisme".

Ce label permet notamment à des associations qui souhaitent organiser des "campagnes faisant appel à la générosité publique, d’obtenir des diffusions gratuites sur les radios et les télévisions publiques", explique un communiqué. "Il marque ainsi l’engagement de l’Etat à continuer de renforcer la prise en charge des personnes autistes".

"Continuité du plan autisme 2008-2010"

Selon Matignon, "l’attribution de ce label se situe dans la continuité du plan autisme 2008-2010 qui a mobilisé 187 millions d'euros et a d’ores et déjà permis un renforcement de la connaissance scientifique (...) une amélioration du diagnostic", ainsi qu'une "une diversification de l’offre sanitaire et médico-sociale".

"C'est un plan qui nous a permis de progresser dans un secteur où la France accusait un retard inacceptable", a relevé François Fillon à l'Assemblée.

Pour le collectif "Ensemble pour l'autisme", selon lequel 600.000 personnes souffrent d'autisme en France, ce label est "une reconnaissance officielle". Il apportera "une visibilité institutionnelle et médiatique toute particulière" au plan d'action du collectif.

"Mieux faire connaître ce handicap"

"Le label contribuera à mieux faire connaître ce handicap qui concerne en définitive une naissance sur 150", a estimé mardi pour sa part Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, saluant "une très grande nouvelle", "en premier lieu pour les associations du collectif et pour toutes les familles concernées".

"L'autisme est trop méconnu en France. Nombreux pensent encore que l'autisme est une fatalité, alors qu'avec une prise en charge précoce et adaptée, un enfant autiste peut se développer et a toutes les chances de s'intégrer", a déclaré la ministre. Elle a indiqué que le rapport d'évaluation du plan autisme 2008-2010 lui serait remis par Valérie Létard le 12 janvier.

"Cette distinction est un message d'espoir en direction des personnes autistes et de leurs familles", a commenté de son côté à l'Assemblée nationale François Fillon, interrogé par le député UMP Daniel Fasquelle. "Nous voulons leur dire que nous allons combattre ensemble les méconnaissances et les préjugés qui ont longtemps entouré l'autisme dans notre pays", a-t-il ajouté.   

 

Position des associations d’usagers
Plan Autisme 2013-2015
Répondre aux besoins de chaque personne autiste, diffuser les
connaissances actualisées, permettre aux équipes de les mettre en
œuvre.
1. Des préalables indispensables à l’élaboration du Plan Autisme III
Pour les associations d’usagers, il y a des préalables indispensables à la
construction de ce plan :
 L’adaptation immédiate des outils administratifs : entrée TED dans tous les
documents officiels, révision des classifications, annexes spécifiques aux
GEVA, GEVASCO, guide-barème, etc…, une évolution des MDPH est
indispensable. Il y a urgence à mieux connaître les besoins individuels
d'accompagnement.
 Un financement à la hauteur des besoins qui sont immenses.
 Le respect de toutes les recommandations HAS et ANESM.
 Le respect du libre choix des personnes autistes et de leurs familles pour
l’accès aux interventions éducatives.
 Le choix de l’inclusion en milieu ordinaire, et de l’accès aux dispositifs de
droit commun en particulier pour la scolarisation et la formation
professionnelle.
 Le soutien des associations représentatives et de défense des droits des
personnes autistes et de leurs familles : mettre à profit leur expertise
régionale et nationale.
 Le soutien des familles : une compensation financière correcte, un droit au
répit, une formation continue.
 La sécurisation et la continuité des parcours de vie, adaptés et sans
rupture.
Les associations de personnes avec autisme et de familles plaident
pour la mise en œuvre rapide de 10 priorités

 Valoriser les IME hors les murs, ou dont
l’offre est externalisée et fonctionnelle.
 Redéployer les moyens des hôpitaux de
jour vers les IME, SESSAD, et dispositifs
expérimentaux spécifiques.
 Généraliser les groupes d’habiletés
sociales, actuellement présents sur
certains territoires uniquement.
Assurer leur pérennité par un
financement Etat : actuellement, ces
groupes sont soit financés en tout ou
partie par les associations qui les
organisent, ou par les familles des
participants ou les participants (adultes),
éventuellement pris en charge via l’AEEH
ou l’AAH/PCH (selon le bon vouloir des
MDPH).
 Il faut créer le métier d’accompagnant
scolaire, par la professionnalisation des
actuels AVS.
 Il manque des formations
professionnelles adaptées au profil des
adolescents autistes et de leurs attentes.
Septième priorité Ouvrir massivement des lieux d’accueil adaptés pour les
adultes
Ouvrir massivement des lieux d’accueil
pour les adultes, adaptés à leur
spécificité, avec cinq objectifs :
1) Réparer les dégâts pour ceux qui n’ont
jamais eu de diagnostic, de soutien
éducatif et ont été maltraités en
psychiatrie, car hospitalisés sur de très
longues durées.
2) Répondre aux nouveaux besoins de
ceux qui ont bénéficié au moins
partiellement de soutien éducatif et de
scolarisation.
3) Favoriser l’insertion des personnes
autistes dans la société et dans le milieu
professionnel.
4) Bien adapter les taux d'encadrement
aux besoins des adultes dans le cadre des
interventions recommandées par la
HAS/ANESM.
5) S'atteler au problème des adultes
vieillissants en multipliant les
expérimentations.
 Repérer où sont les adultes autistes sans
diagnostic. Améliorer leur taux
d’encadrement et la formation des
personnels par une aide conséquente et
contrôlée aux associations gestionnaires.
 Enquêter sur la psychiatrisation abusive,
la contention, l’isolement et les abus de
médicamentation.
 Ouvrir des ESAT ou SAT adaptés.
 Soutenir le développement du job
coaching, favoriser les relations avec les
partenaires (Pôle Emploi …), et en
assurer le financement.
 Multiplier SAVS et SAMSAH pour
accompagner en milieu ordinaire.
Développer le logement adapté.
 Créer des unités mobiles afin de
répondre aux situations difficiles, pour
tous les âges, et utiliser le décret de
l’hospitalisation à domicile du 6
septembre 2012.
 Diffuser des recommandations de bonnes
pratiques pour les adultes.Position des associations d’usagers
Plan Autisme 2012-2015 5
Huitième priorité Faire appliquer toutes les recommandations de bonnes
pratiques
Faire appliquer les recommandations de
bonnes pratiques.
Faire cesser les discriminations et les
inégalités dans l’accès aux soins
somatiques.
Mettre en œuvre d’urgence le
remboursement par la SS des
psychologues, psychomotriciens et
ergothérapeutes qui pour le moment ne
peuvent assurer un suivi que dans le
cadre des ESMS aux listes d’attente
interminables et aux moyens limités.
L’essentiel des interventions se fait pour
le moment en libéral et aux frais des
familles.

Faire appliquer les recommandations de
bonnes pratiques.
Faire cesser les discriminations et les
inégalités dans l’accès aux soins
somatiques.
Mettre en œuvre d’urgence le
remboursement par la SS des
psychologues, psychomotriciens et
ergothérapeutes qui pour le moment ne
peuvent assurer un suivi que dans le
cadre des ESMS aux listes d’attente
interminables et aux moyens limités.
L’essentiel des interventions se fait pour
le moment en libéral et aux frais des
familles.
 Adapter les cahiers des charges de
l’évaluation externe pour vérifier la
conformité des ESMS aux
recommandations de bonnes pratiques.
 Charger les ARS de diffuser les
documents de la HAS et de l’ANESM et les
doter de moyens de contrôle, ayant
l’expertise pour vérifier l’adéquation de
l’offre de services aux recommandations.
S’appuyer sur les associations pour faire
remonter les dysfonctionnements.
 Vérifier l’accréditation des
établissements sanitaires avec les mêmes
critères que les ESMS.
 Aider les établissements sanitaires et les
professionnels de santé à accueillir les
personnes autistes.
Neuvième priorité Développer la recherche et articuler les disciplines
Développer la recherche, en profitant
des avancées récentes.
Articuler la psychiatrie à d’autres
disciplines : neurologie, génétique…
 Mettre en place une cohorte
longitudinale pour développer les études
épidémiologiques et favoriser des
recherches dans le domaine des sciences
humaines et sociales.
 Aider les recherches novatrices et les
recherches actions. Les évaluer.
 Développer les recherches sur les
problèmes-clés : nutrition, sommeil,
épilepsie, vieillissement,
dysfonctionnements précoces, aide à la
communication…
Dixième priorité Prévoir un pilotage régulier associant les associations
Prévoir un pilotage régulier, avec la
participation active et étroite des
associations, à tous les niveaux de
discussion et de décision.
 Le comité de suivi doit réunir toutes les
associations d’usagers, et leur donner
une place majeure

Les budgets du troisième Plan Autisme doivent aller uniquement aux
structures et services qui ont fait la preuve de leur efficacité et respectent
les recommandations HAS/ANESM.

http://www.autisme-france.fr/offres/file_inline_src/577/577_A_15751_1.pdf

 

Les orientations du plan autisme 2013-2015

03/04/2012

La ministre des solidarités et de la cohésion sociale a présenté les orientations du nouveau plan autisme 2013-2015 demandé par le Premier ministre le 9 février dernier, à l’occasion du lancement de la grande cause nationale 2012.

L’élaboration du plan 2013-2015 sera menée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes représentées au Comité national de l’autisme.

Le Gouvernement a arrêté les grandes orientations qui guideront ces travaux :

  • intensifier la recherche sur l’autisme dans toutes les disciplines pour faire progresser l'état des connaissances et les pratiques. En particulier, un soutien à la recherche sera organisé dans un cadre pluridisciplinaire. Une veille sera assurée pour actualiser régulièrement le socle des connaissances et les recommandations de bonnes pratiques. La France demandera que la recherche sur les troubles autistiques et apparentés soit placée dans les priorités européennes de recherche « Horizon 2020 » ;

  • améliorer le diagnostic et l’accompagnement global afin de proposer de véritables parcours de vie et d’inclusion sociale. Le plan prévoira des mesures pour accélérer l’accès au diagnostic, en renforçant le rôle pivot des centres de ressources autisme, et développer des prises en charge précoces. L’offre de soin et d’accompagnement devra évoluer pour se conformer aux recommandations de la Haute autorité de santé et de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux et favoriser la pleine participation sociale des personnes autistes. La scolarisation des jeunes autistes devra ainsi être confortée dans le cadre d’une prise en charge globale. Une réflexion devra être menée sur les personnes autistes hospitalisées au long cours de façon inadéquate, afin de leur proposer des solutions adaptées. De nouveaux objectifs de développement de l’offre seront posés. 1000 places supplémentaires seront d’ores et déjà créées en 2012-2013. Une attention particulière sera portée aux besoins des aidants et à la défense des droits des personnes autistes ;

  • renforcer la formation, l’information et la sensibilisation sur l’autisme. Seront identifiées avec les universités et les organismes de formation les modalités de déploiement de programmes de formation, en priorité à destination des professionnels de santé, de l’accompagnement et des personnels de l’éducation nationale.

Afin de faire tomber les préjugés sur l’autisme, une attention particulière sera portée à l’amélioration de la connaissance du grand public sur l’autisme dans le prolongement de la grande cause nationale.

Le plan prolongera ainsi la dynamique enclenchée par le plan autisme 2008-2010 qui a permis d’améliorer les connaissances sur ce handicap, d’éclairer les professionnels sur les pratiques adaptées, d’apporter des moyens supplémentaires aux équipes de diagnostic et aux centres de ressources autisme, et de consacrer plus de 200 M€ à la création de 4 100 places médico-sociales dédiées et au développement de structures mettant en oeuvre des méthodes d’accompagnement comportementales et développementales.

 

Autisme : Carlotti veut des classes spécialisées en maternelle

2 avril 2013 à 07:38
La ministre déléguée Marie-Arlette Carlotti, le 2 mars à Marseille.
La ministre déléguée Marie-Arlette Carlotti, le 2 mars à Marseille. (Photo Boris Horvat. AFP)

La ministre en charge des personnes handicapées doit présenter ce mardi soir les détails du troisième plan autisme.

Par AFP

Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapés et de la lutte contre l’exclusion a annoncé la création de classes en maternelles pour accueillir les autistes,dans un entretien publié mardi par le Figaro.

 «Notre objectif est par ailleurs de renforcer les services d’intervention à domicile qui accomplissent un travail formidable en favorisant la scolarisation des enfants», a affirmé Marie-Arlette Carlotti qui doit présenter mardi soir les grandes lignes du troisième plan autisme.

«Nous créerons en maternelle des classes spécialisées pour les accueillir», a-t-elle précisé car «une détection précoce de l’autisme favorise l’intégration dans l’école ordinaire».

A LIRE AUSSI  L'autisme toujours otage du conflit sur ses traitements

Le Figaro souligne que la ministre «s’appuie sur le rapport publié en mars 2012 par la Haute Autorité de santé (HAS) qui recommande une prise en charge fondée sur une approche éducative et comportementale». Selon le quotidien, «100 000 jeunes de moins de 20 ans sont concernés en France».

 

Date de dernière mise à jour : 06/04/2013